Parodontologie

Bilan parodontal, poches, surfaçage et maintenance : comprendre le traitement de la parodontite

4 min de lectureMis à jour le 25 septembre 2026
Praticien réalisant un bilan parodontal

La parodontite est une maladie inflammatoire chronique qui détruit progressivement les tissus de soutien de la dent : gencive, ligament parodontal et os alvéolaire.

Elle n’est pas simplement due au « tartre ». Elle résulte d’une interaction complexe entre un biofilm bactérien dysbiotique et la réponse immuno-inflammatoire du patient, modulée par différents facteurs de risque.

Un traitement sérieux commence donc toujours par un bilan parodontal complet.

À retenir

  • Le sondage parodontal mesure les poches autour de chaque dent.
  • Le diagnostic ne repose pas sur une seule mesure : on analyse aussi le niveau d’attache, les saignements, les radiographies, les mobilités et les furcations.
  • Le traitement initial associe contrôle du biofilm et instrumentation sous-gingivale.
  • Une réévaluation est indispensable.
  • Une parodontite stabilisée nécessite ensuite une maintenance régulière sur le long terme.

Qu’est-ce qui provoque une parodontite ?

Le point de départ est le biofilm dentaire, c’est-à-dire la plaque bactérienne organisée sur les surfaces dentaires.

Chez certains patients, l’interaction entre cette flore et le système immunitaire conduit à une réponse inflammatoire destructrice.

Les facteurs qui augmentent le risque ou peuvent accélérer la progression comprennent notamment :

  • tabagisme ;
  • diabète mal équilibré ;
  • susceptibilité individuelle et facteurs génétiques ;
  • hygiène insuffisante ;
  • antécédents de parodontite ;
  • certaines situations médicales ou médicamenteuses.

Le bilan parodontal : que mesure-t-on exactement ?

Le praticien utilise une sonde parodontale graduée très fine.

Autour de chaque dent, plusieurs sites sont examinés, généralement six mesures : trois sur la face vestibulaire et trois sur la face linguale ou palatine.

Schéma des six sites de sondage parodontal autour d’une dent
Le sondage cartographie précisément la profondeur des poches.

Profondeur de poche

La sonde mesure la distance entre le bord de la gencive et le fond du sulcus ou de la poche.

Saignement au sondage

Un saignement déclenché par un sondage doux traduit une inflammation locale.

Récession gingivale

Lorsque la gencive s’est déplacée vers la racine, on mesure également la distance entre la jonction émail-cément et le bord gingival.

Niveau d’attache clinique

Le CAL, ou perte d’attache clinique, permet d’évaluer la destruction cumulée du parodonte.

Mobilité et furcations

Le praticien recherche aussi :

  • mobilité des dents ;
  • atteinte des zones entre les racines des molaires ;
  • suppuration ;
  • migrations dentaires ;
  • facteurs favorisant la rétention de plaque.

Quel est le rôle des radiographies ?

Les radiographies montrent la hauteur et l’architecture de l’os autour des dents.

Elles permettent notamment d’identifier :

  • pertes osseuses horizontales ;
  • défauts verticaux ;
  • atteintes de furcation ;
  • certains dépôts ou facteurs dentaires associés.

Le diagnostic actuel classe ensuite la parodontite selon un stade I à IV, reflétant la sévérité et la complexité, et un grade A à C, donnant des informations sur la vitesse de progression et certains facteurs de risque.

Qu’est-ce qu’un « surfaçage » ?

Le terme couramment utilisé de surfaçage radiculaire correspond aujourd’hui plus largement à une instrumentation sous-gingivale.

L’objectif n’est pas de gratter inutilement la racine jusqu’à la rendre parfaitement lisse. Il s’agit d’éliminer le biofilm et les dépôts calcifiés accessibles sous la gencive afin de permettre une diminution de l’inflammation.

Cette instrumentation peut être réalisée avec :

  • instruments ultrasoniques ;
  • curettes ;
  • combinaison des deux.

Pourquoi l’hygiène du patient est-elle aussi importante ?

Parce que le biofilm se reforme rapidement.

Le traitement professionnel ne peut être durable si les surfaces sont constamment recolonisées par la plaque.

Qu’est-ce que la réévaluation parodontale ?

Après la phase initiale et un délai de cicatrisation, un nouveau bilan est réalisé.

On compare :

  • profondeur des poches ;
  • saignement ;
  • niveau d’hygiène ;
  • mobilité ;
  • évolution des tissus.

Des poches résiduelles profondes, notamment lorsqu’elles continuent à saigner, peuvent nécessiter une thérapeutique complémentaire, parfois chirurgicale.

Pourquoi la maintenance est-elle indispensable ?

Une parodontite traitée n’est pas synonyme de patient redevenu définitivement « sans risque ».

La maintenance parodontale comprend :

  • contrôle du biofilm ;
  • sondage adapté au niveau de risque ;
  • élimination des dépôts ;
  • surveillance des implants et des dents ;
  • contrôle des facteurs de risque ;
  • adaptation de l’hygiène.

La fréquence est personnalisée. Beaucoup de patients nécessitent des rendez-vous plus rapprochés qu’un simple détartrage annuel.

Ces informations sont générales et ne remplacent pas un examen clinique ni un avis personnalisé. Le diagnostic et le choix d’un traitement dépendent de chaque situation.

Questions fréquentes

Une poche de 5 mm signifie-t-elle forcément parodontite ?

Pas à elle seule. Le diagnostic tient compte de la perte d’attache, du saignement, des radiographies et du contexte.

Les poches peuvent-elles diminuer ?

Oui. Lorsque l’inflammation diminue et que les tissus cicatrisent, la profondeur de sondage peut se réduire.

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Ces informations sont générales. Pour un avis personnalisé, prenez rendez-vous avec l'équipe.

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